Si l’éducation est la clé d’un avenir plus juste, plus stable et plus solidaire, encore faut-il que les élèves puissent poursuivre leur scolarisation dans des conditions a minima acceptables et sécuritaires. Lorsque ce n’est pas le cas, FdnF recherche avec ses partenaires locaux les meilleures solutions aptes à déployer un effet à long terme.
En Inde, près d’une personne sur deux n’a pas accès à l’eau potable. Chaque année, environ deux millions de personnes – principalement des enfants – meurent en raison de la consommation d’eau contaminée.
C’est pourquoi FdnF soutient l’initiative développée par un collectif de femmes (W.D.W.S) visant à installer, directement dans les écoles, des systèmes d’assainissement de l’eau afin de garantir la santé et l’hygiène des élèves. Chaque enfant est invité selon sa force à repartir chez lui avec un contenant rempli d’eau potable pour sa famille, ce qui permet d’élargir encore l’impact de l’initiative.
Notre partenaire a identifié 27 écoles dans lesquelles ces installations pourront être construites et accompagnées de pratiques sanitaires durables.
Grâce à la générosité d’un bailleur, deux pompes sont déjà en cours d’installation, ainsi qu’une troisième grâce aux fonds récoltés par les étudiants de l’Université de Genève.
En 2026, démarre la phase II, avec l’intégralité du financement qui a été trouvée pour les 27 écoles.
Nous sommes enthousiastes à l’idée de poursuivre cette belle aventure.
Dans le village de Tsikpé, situé dans la commune de Notsé au Togo, vivent environ 1 800 habitants, dont près de 45 % sont des enfants de moins de 15 ans. Cette forte proportion de jeunes exerce une pression importante sur les infrastructures éducatives existantes. Aujourd’hui, près de 180 élèves sont encadrés par seulement quatre enseignants. Les étudiants sont dans des bâtiments précaires, sans accès à l’eau potable ni à l’électricité, avec des classes pouvant accueillir jusqu’à 55 élèves.
Face à cette situation, FdnF souhaite soutenir la construction d’un complexe scolaire moderne. Mis en oeuvre en partenariat avec l’organisation locale Un Milliard de Sourires, ce projet vise à répondre aux besoins éducatifs, sanitaires et sociaux de la communauté en offrant aux enfants un environnement d’apprentissage sûr, digne et adapté à leurs besoins.
Le projet prévoit la démolition des infrastructures existantes et la construction d’une nouvelle école comprenant six salles de classe, un bureau administratif, une bibliothèque scolaire, un magasin de stockage, des latrines séparées pour les filles et les garçons ainsi qu’un forage équipé d’une pompe solaire pour garantir l’accès à l’eau potable. Les salles de classe seront également équipées de mobilier scolaire adapté et une aire de jeux sécurisée sera aménagée, afin d’offrir aux enfants un environnement d’apprentissage agréable et inclusif.
L’objectif principal est de permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans des conditions dignes, tout en favorisant l’accès à une éducation de qualité, à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates. Le projet vise également à renforcer l’inclusion sociale, à réduire les inégalités entre zones rurales et urbaines, à encourager la scolarisation des filles et à améliorer la santé et le bien-être des élèves.
D’une durée de sept mois, ce projet bénéficiera directement à 180 enfants et indirectement à près de 400 parents et membres de la communauté. À travers l’amélioration des infrastructures scolaires et l’implication active des habitants dans la gestion et l’entretien des équipements, il contribuera durablement au développement de la communauté de Tsikpé, à la réussite scolaire des enfants et à la construction d’un avenir plus prometteur pour les générations futures.
FdnF place la préservation de la biodiversité et le respect des savoirs locaux au cœur de ses actions. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet Perma-Jardins du Togo (PERJAT), qui accueille chaque année des étudiants de l’Université de Lausanne. L’objectif : contribuer à la connaissance, à la protection et à la reproduction des plantes médicinales, ressources essentielles pour la santé des populations.
En Afrique de l’Ouest, environ 85 % de la population a recours à la médecine traditionnelle à base de plantes. C’est particulièrement le cas au sein de la communauté éwé, dans la région isolée de Kouma, bénéficiaire directe du projet. Parmi les espèces cultivées : Artemisia afra contre le paludisme, mais aussi des plantes utilisées pour soigner la toux, la diarrhée, l’anémie, l’hypertension, la cirrhose, et bien d’autres affections courantes.
Face à la raréfaction de certaines espèces, des graines ont été prélevées de manière éthique dans la forêt primaire, afin d’être reproduites et sauvegardées sur les terres de l’ONG. Ce travail de conservation et de transmission du savoir est essentiel pour la santé des communautés locales.
FdnF est fière de participer à cette initiative porteuse de sens, qui lie santé, environnement et développement durable. Cette année, avec la mise en oeuvre de la phase II du projet, plus ambitieuse, la plantation d’arbres médicinaux vient renforcer davantage l’impact positif de PERJAT sur le long terme.
Près de 20 millions d’enfants de moins de 15 ans dans le monde souffrent de troubles visuels non corrigés. Une vision déficiente affecte profondément la capacité d’un enfant à apprendre, à interagir et à s’épanouir pleinement.
Consciente de cet enjeu, FdnF a lancé un programme de dépistage visuel à grande échelle au Vietnam et au Cambodge. Grâce au soutien de nombreux partenaires, la phase I du projet a permis d’examiner la vue de plus de 50 000 écoliers dans trois districts du sud du Vietnam et un district au Cambodge.
Parmi eux, plus de 2 000 enfants de 7 ans et plus ont bénéficié d’examens approfondis après la détection de troubles visuels ignorés. Au total, 1 439 paires de lunettes ont été distribuées, ouvrant la voie à une meilleure réussite scolaire, à une plus grande confiance en soi et à de nouvelles perspectives pour ces élèves issus de milieux défavorisés.
Face à l’impact positif de cette initiative, le projet entre en phase III en 2026 afin de consolider et d’étendre son action au Vietnam et au Cambodge, dans le prolongement d’une phase II menée en 2025, qui a élargi le programme à de nouvelles communes et districts dans ces deux pays.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable fixés par l’ONU à l’horizon 2030, en particulier :
À travers cette action, FdnF réaffirme son engagement pour une éducation plus inclusive, une santé accessible à tous et une égalité des chances concrète – pour que chaque enfant puisse apprendre, réussir… et rêver plus grand.
Dans le comté de Busia, au Kenya, les communautés rurales font face aux conséquences directes de la déforestation, de la dégradation des sols et de l’érosion de la biodiversité. L’invasion de la striga, une plante parasite qui détruit les cultures de maïs et de sorgho, compromet gravement la sécurité alimentaire locale. Ces déséquilibres agricoles révèlent également une perturbation profonde de l’écosystème et une pollution croissante qui affecte la qualité de vie des habitants.
Face à cette urgence, FdnF a soutenu le projet pilote Busia Eco-Action, en partenariat avec des acteurs locaux et internationaux. Ce projet a permis de tester une solution naturelle et durable : la méthode push-pull, une technique d’agriculture biologique basée sur l’utilisation de plantes répulsives pour contrôler les parasites.
Dans le cadre du début du projet, 35 ateliers de formation ont été organisés, permettant de former 412 agriculteurs, qui ont chacun mis en oeuvre la méthode Push-Pull sur leur exploitation. Ces expériences ont conduit à une nette amélioration des rendements, à une réduction significative des ravageurs tels que la pyrale du maïs et le striga, ainsi qu’à un renforcement de l’autonomie des agriculteurs locaux. Sur la base de ces acquis, le projet prévoit désormais d’élargir son action en formant 2’500 agriculteurs supplémentaires et en établissant 1’850 nouvelles parcelles Push-Pull.
Fort de ces succès, FdnF s’engage à lancer en 2026 une phase III du programme, visant à élargir l’adoption de la méthode push-pull à une échelle plus vaste, tout en renforçant les capacités locales.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision de FdnF : promouvoir une agriculture respectueuse des sols, de la biodiversité et des écosystèmes, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment :
Cultiver autrement, c’est aussi reconstruire l’équilibre entre l’humain et la nature.
Au Burkina Faso, la guerre civile persistante depuis plusieurs années a fortement fragilisé l’accès des enfants à l’éducation, en raison notamment des déplacements de populations dans le pays.
Face à cette crise, FdnF soutien depuis 2025 l’accès à une éducation inclusive, sûre et de qualité. Cette première phase a permis la réintégration de 460 enfants et la mise en place de plusieurs structures et formations. Cette année, la deuxième phase vise à atteindre 790 nouveaux enfants et adolescents, en particulier les filles, les enfants déplacés internes et ceux en situation de handicap. En partenariat avec Faso-Action pour le Développement Communautaire dans les communes de Gounghin et Pouytenga, l’objectif principal est d’assurer la continuité de l’éducation tout en renforçant la résilience des communautés locales.
Le projet combine des actions en éducation, protection de l’enfance, eau-hygièneassainissement et cohésion sociale. Il prévoit la création et le renforcement d’espaces éducatifs sécurisés, la réintégration des enfants non scolarisés, la distribution de kits scolaires, le soutien aux enfants handicapés, ainsi que la formation des enseignants et des communautés.
Des mécanismes de protection (comités de veille, audits de sécurité, signalement des violences) et des activités de sensibilisation sont également mis en place pour favoriser un environnement scolaire sûr et inclusif.
Le projet contribue globalement à garantir le droit à l’éducation en contexte de crise et à renforcer durablement les communautés locales.