Frères de nos Frères (FdnF) soutient des projets dans quatre domaines d’action : l’éducation, l’agriculture, la santé et le micro-crédit. Ces domaines ne sont pas choisis au hasard. Dans les régions où nous travaillons, chacun de ces domaines est lié, et nécessite une approche globale cohérente afin de garantir une durabilité de nos projets. 

Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur le domaine de l’éducation en Inde :

Saviez-vous qu’environ la moitié des écoles primaires en Inde n’ont pas accès à l’électricité ? Que seulement 70% des instituteurs primaires en Inde ont reçu une formation minimale en pédagogie ?  Que 46,3% des enfants en école secondaire atteignent un niveau minimum de lecture ?

Il s’agit là d’éléments à prendre en compte dès lors que le pays vise à ce que chaque enfant ait accès à l’éducation. Voté en 2010, le « Right to Education Act » (Loi sur le Droit à l’Education) a pour but d’augmenter le taux de scolarisation en Inde, notamment en rendant l’école gratuite et obligatoire pour les jeunes de 6 à 14 ans. Toutefois le matériel scolaire et l’uniforme sont bien souvent à la charge des familles, qui ont parfois de la difficulté à les financer.

Pourtant, si la qualité de l’éducation ne suit pas, le taux d’accès à l’école risque d’en être réduit, sans pour autant de réelles conséquences sur le taux d’alphabétisation du pays.

Notre partenaire BSSS nous écrit : « BSSS a perçu que les parents détiennent la clé de l’éducation de leurs enfants. La Loi sur le droit à l’éducation, qui garantit l’éducation universelle telle qu’elle est inscrite dans la Constitution de l’Inde, ainsi que l’importance de l’éducation et ses avantages ont été discutés en détail avec les habitants de 43 villages. Les habitants reconnaissant désormais le rôle vital de l’éducation pour le développement de leur village et BSSS a proposé de créer des centres d’études surveillées le soir où sont aussi apportées des connaissances supplémentaires. Les habitants de ces villages se sont fait un devoir d’y envoyer leurs enfants régulièrement. ». FdnF finance ces centres d’apprentissage qui permettent à ces enfants très pauvres, membres des tribus défavorisées (dont les parents sont analphabètes) de suivre dans leur classe.

Solange, bénévole chez FdnF, nous parle de son expérience en tant que gestionnaire de projets en Inde : « Les enfants qui vivent dans des régions reculées en Inde, et particulièrement les tribaux, ont besoin d’une éducation qualifiée qui leur permette par la suite aussi d’accéder à d’autres métiers que celui d’ouvrier agricole. ».

En effet, bien que l’on puisse observer une augmentation du taux d’éducation en Inde, il ne faut pas perdre de vue la qualité de l’éducation qui est donnée à ces enfants. FdnF accorde une importance particulière aux projets de soutien à l’éducation des enfants dans les communautés marginalisées en Inde : le développement des enfants ne doit pas uniquement être perçu en termes quantitatifs. Après tout, n’oublions pas que les enfants d’aujourd’hui sont l’avenir de demain.

Nous remercions nos partenaires pour le travail formidable qu’ils accomplissent à cet égard.

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